La Cathédrale de Lescar

Histoire de la cathédrale

PDF : Histoire de la cathédrale par M LANORE (1905)

Document retrouvé par M COUSTAU - Scan et mise en forme par Panchoa

Petit Lexique des Cathédrales

Source Wikisource

Abside : c’est la partie arrondie d’une église située derrière le chœur

Arbalétrier : pièce inclinée supportant les pannes. Les deux arbalétriers forment un triangle avec l'entrait (qui constitue la base du triangle).

Arcature : une arcature désigne une série d'arcades de petite dimension, qui sont plutôt destinées à décorer les parties lisses des murs sous les appuis des fenêtres ou les corniches, qu'à répondre à une nécessité de la construction

Archivolte : ensemble des ornements, sculptures ou baguettes qui encadrent une arcade en soulignant les contours supérieurs et inférieurs des voussoirs ou claveaux de l'arc. Par extension, ensemble des voussures d'encadrement d'une baie, porte ou fenêtre.

Cartouches : ornement de pierre taillée portant une inscription gravée,

Chanfrein : une surface plate obtenue en abattant par une action de limage l'arête d'une pierre

Chapiteaux : élément de forme évasée qui couronne une colonne et lui transmet les charges qu'elle doit porter.

Choeur: c’est la partie d’une église en tête de la nef où prennent place les célébrants

Cintre : la courbe intérieure d'une voûte

Claveau : pierres taillées en biseaux qui forment un arc ou une voûte. Aujourd'hui, on emploie ce terme comme synonyme de voussoir, alors qu'anciennement, le claveau ne faisait partie que de l'arc, et le voussoir de la voûte.

Corbeau : élément saillant d'un mur, il permet de soutenir une poutre ou une corniche.

Culot : partie inférieure d'une lampe d'église ou de celle d'un bénitier

Dosseret : pilastre saillant servant de naissance à un arc-doubleau. Les deux parties verticales formant avec la partie horizontale supérieure (linteau) l’encadrement d’une baie, éléments constitutifs : Pied-droit ou Jambage. Le dosseret offre en général des surfaces planes mais peut recevoir des contours profilés.

Doubleaux : un arc-doubleau est un arc perpendiculaire à l’axe de la voûte et appuyé contre la face intérieure des murs (il double la voûte). Les arcs reliant les murs aux piliers encadrant la nef sont des arcs-doubleaux. Ils délimitent les travées.

Douelle : parement intérieur d'un arc, qu'on désigne aussi sous le nom d'intrados. Dans une voûte, chaque claveau possède sa douelle

Ebrasement : partie droite ou de biais d'une baie de porte ou de fenêtre se trouvant dans l'épaisseur du mur ou de la paroi. Se réfère aussi aux pièces de menuiserie posées à cet endroit. L'ébrasement est le point de fixation du chambranle.

Ecoinçons : ouvrage de menuiserie ou de maçonnerie formant l'encoignure de l'embrasure d'une baie. Dans le style gothique, on trouve cet élément aux angles des roses ou des rosaces formant des ouvertures de verrières décorés avec des écoinçons ajourés

Entraits : c'est une pièce de bois horizontale servant à retenir les arbalétriers, et qui est posée aux extrémités sur les murs gouttereaux, éventuellement dans un empochement (qui laisse passer l'air autour de l'entrait, pour éviter le pourrissement).

Epaulement : partie d’un tenon où est pratiquée la mortaise ou la Partie de bois plein qui se trouve entre deux mortaises.

Liernes : nervure d'une voûte en arcs d'ogive qui réunit la clef des arcs ogives aux sommets des tiercerons

Modillons : blocs de pierre, sculptés de façon grossière ou fine, placés sous les corniches comme pour les supporter. Ils se présentent comme des figurations fantaisistes, délicates ou frustes, révélant la verve du sculpteur et l'âme d'une époque. les modillons relèvent d'un art populaire témoignant aussi bien des préoccupations de la vie courante que de l'imaginaire médiéval

Mur gouttereau : mur de façade reliant les murs pignons, et portant une gouttière ou un chéneau. Nef: c’est la partie intérieure d’une église comprise entre le portail principal et le choeur.

Ogives : arc brisé formé par une voûte Pieds-droits : il peut désigner plusieurs choses : la partie latérale d'une baie, d'une porte, d'une fenêtre, d'un manteau de cheminée (appelé également jambage), le mur vertical supportant la naissance d'une voûte, le pilier carré qui porte la naissance d'une arcade et chacune des pierres de ce pilier

Pilastre : support carré terminé par une base et par un chapiteau. Un pilastre est incrusté dans un mur tandis que le pilier est un élément isolé. Tous deux sont des éléments porteurs.

Sablière : poutre placée horizontalement à la base du versant de toiture, sur le mur de façade. On la nomme ainsi car on la posait sur un lit de sable, qui en fuyant, permettait à la poutre de prendre sa place lentement.

Scotie : moulure semi-ovale concave se trouvant au pied d’un fut de colonne est formée de deux portions de courbe. Dénommée trochyle, rond creux ou de nacelle, cette moulure offre une ombre fort prononcée.

Sommiers des arcades : pierre de grande dimension qui sert à répartir des contraintes de compression en des points critiques de l'ouvrage : aux extrémités des arcs et des voûtes

Tailloir : la partie supérieure du chapiteau des colonnes, sur laquelle porte l'architrave. On le nomme autrement abaque

Tierceron : nervure d’arête unissant l'extrémité de la lierne aux angles d’une voûte de style Gothique.

Tore : moulure ronde, semi-cylindrique, entourant le pied d'une colonne ou d'un pilier. Transept: partie transversale qui sépare le chœur de la nef et forme les travées

Tympan : la surface verticale d'un fronton qui remplit le triangle délimité par les corniches. Une pièce de remplissage en voûte plein cintre ou en arc brisé de portail, souvent utilisé pour présenter un bas-relief en façade des églises d'architecture romane ou gothique. Cet art apparaît dans la première décennie du XIIe siècle. Il représente généralement le jugement dernier

Voussures : courbure du profil d'une voûte ou d'un arc. Exagération de la convexité d’un profil.