La Feuille du Dimanche

Les feuilles du dimanches sont dorénavant des simples liens dans la page "Actualités".

Trucs et astuces du cardinal Martini pour aborder la confession plus sereinement.

Dimanche 23 octobre 2016

Je ne veux pas ici faire une étude pastorale, mais simplement faire une suggestion à ceux qui ont peut-être, à un moment donné, espacé de plus en plus leurs confessions sans réussir à bien en analyser le pourquoi et sont dans l’incapacité de reprendre une pratique désormais formelle, à cause d’un certain malaise intérieur.

Commencer par le positif. À mon avis, ce dialogue comporte essentiellement deux parties : la première, que j’appelle « confessio laudis », c’est-à-dire confession d’après le sens primitif du terme. Là aussi, on peut partir d’un paradoxe : s’il est chaque fois pénible et si difficile de dire mes péchés, pourquoi ne pas commencer par les bonnes actions ?Saint Ignace lui-même le suggérait dans les Exercices, prenant comme premier point l’action de grâce : Seigneur, je veux d’abord te remercier parce que tu m’as aidé, telle chose a eu lieu, j’ai pu me rapprocher de telle personne, je me sens plus serein, j’ai dépassé un moment difficile, j’ai pu mieux prier. Remercier Dieu de ce que je suis, de son don, sous forme de dialogue, de prière de louange ; reconnaître ce qui maintenant, devant Dieu, me donne de la joie.

Puis parler du négatif. Cela fait, on peut passer à une « confessio vitae » que je définirais comme ceci : plus qu’une recherche et une énumération de péchés formels, c’est dire devant Dieu ce qui maintenant me met mal à l’aise, ce que je voudrais faire disparaître. Souvent, ce sont des attitudes, des façons d’être, plus que des péchés formels, mais au fond, les causes sont les douze attitudes que répertorie saint Marc : orgueil, envie, cupidité qui émergent dans ces états d’âme. Ou bien, je dirai devant Dieu : je regrette de ne pas pouvoir parler sincèrement avec telle personne, mon rapport n’est pas authentique avec tel groupe, je ne sais pas par où commencer. Je regrette de ne pas réussir à prier, je me sens mal à l’aise d’être pris par ma sensualité, par des désirs que je ne voudrais pas avoir, des fantasmes qui me troublent. Je ne m’accuse peut-être d’aucun péché en particulier, mais je me mets devant le Seigneur et lui demande qu’il me guérisse. Il ne s’agit vraiment pas de mettre sur la table trois ou quatre péchés, pour qu’ils soient annulés, mais d’une immersion baptismale dans la puissance de l’Esprit :Seigneur, purifie-moi, éclaire-moi, illumine-moi.

Source : fr.aleteia.org.

Notre idéal : servir

Dimanche 16 octobre 2016

Les primaires de la droite et du centre ont commencé, en attendant celles de la gauche. La campagne des présidentielles suivra. Mais il faut dès maintenant revenir avec franchise sur un point essentiel : il semble urgent que les catholiques offrent le témoignage de leur capacité à faire de la politique autrement, c’est-à-dire sans tomber dans la violence et les attaques personnelles qui divisent, qui blessent profondément notre communauté et réduisent à néant notre capacité de rayonnement.

Pour cela, il serait temps d’arrêter d’absolutiser ce qui ne l’est pas. Surtout en politique. Nous, chrétiens, avons soif d’absolu, mais nous avons tendance à tout absolutiser. Le risque est de ne pas supporter qu’un de nos frères chrétiens fasse un choix politique différent du nôtre.

Soyons clairs, les chrétiens qui s’engagent courageusement et généreusement en politique poursuivent le même but : servir le bien commun. Cessons d’en douter. Cette finalité – servir le bien de tous et la dignité de chaque personne humaine – est un absolu qui fonde tous nos engagements.

Mais le choix des moyens pour y arriver ne relève pas de l’absolu. Comment faire avancer la culture de vie ? Comment promouvoir la famille ? Comment défendre notre pays ? Comment résoudre le drame du chômage ? Comment répondre aux défis de l’islam ? Comment protéger les plus fragiles et soutenir les plus pauvres ? Comment retrouver le chemin de la transmission d’une culture ? Tous, nous avons  ces objectifs et ces questions en commun. Maintenant, quel parti, quel candidat, quelle structure, quel programme, quelle stratégie pour permettre de progresser pas à pas sur chacun de ces points ? Chacun discerne en conscience et peut en arriver à des conclusions différentes. Voilà ce qui légitime un certain pluralisme chez les catholiques, non sur les intentions mais bien sur la stratégie politique mise en œuvre.

Je ne suis pas naïf. L’engagement politique est un engagement passionné, et le combat politique restera rude. Raison de plus pour que les chrétiens s’y investissent avec l’ambition de s’y distinguer par leurs convictions, mais aussi par leur façon de les défendre. Qu’ils se fassent remarquer positivement par leur façon d’être et d’agir. Je me réjouis s’il y a des chrétiens partout. Je veux croire que là où il y aura des chrétiens engagés, le bien commun, et surtout l’Evangile, progressera.

Source : Padreblog

Partie d’homélie du pape François avec les nouveaux cardinaux

9 octobre 2016

…. Il y a deux logiques de pensée et de foi : la peur de perdre ceux qui sont sauvés et le désir de sauver ceux qui sont perdus. Aujourd’hui aussi il arrive, parfois, de nous trouver au croisement de ces deux logiques : celle des docteurs de la loi, c’est-à-dire marginaliser le danger en éloignant la personne contaminée, et la logique de Dieu qui, avec sa miséricorde, serre dans ses bras et accueille en réintégrant et en transfigurant le mal en bien.Ces deux logiques parcourent toute l’histoire de l’Église : exclure et réintégrer. Saint Paul, mettant en œuvre le commandement du Seigneur de porter l’annonce de l’Évangile jusqu’aux extrêmes limites de la terre (cf. Mt 28, 19), scandalisa et rencontra une forte résistance et une grande hostilité surtout de ceux qui exigeaient aussi une observance inconditionnelle de la Loi mosaïque de la part des païens convertis. Même saint Pierre fut durement critiqué par la communauté quand il entra dans la maison du Centurion païen Corneille (cf. Ac 10).La route de l’Église, depuis le Concile de Jérusalem, est toujours celle de Jésus : celle de la miséricorde et de l’intégration. Cela ne veut pas dire sous-évaluer les dangers ou faire entrer les loups dans le troupeau, mais accueillir le fils prodigue repenti ; se retrousser les manches et ne pas rester regarder passivement la souffrance du monde. La route de l’Église est celle de ne condamner personne éternellement ; de répandre la miséricorde de Dieu sur toutes les personnes qui la demandent d’un cœur sincère ; la route de l’Église c’est justement de sortir de son enceinte pour aller chercher ceux qui sont loin dans les « périphéries » essentielles de l’existence ; celle d’adopter intégralement la logique de Dieu ; de suivre le Maître qui dit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs » (Lc 5, 31-32).En guérissant le lépreux, Jésus ne porte aucun dommage à qui est bien-portant, au contraire, il le libère de la peur ; il ne lui apporte pas un danger mais il lui donne un frère . En effet, Jésus libère les bien-portants de la tentation du “frère-ainé” (cf. Lc 15, 11-32) et du poids de l’envie et des murmures des ouvriers qui ont « enduré le poids du jour et la chaleur » (Mt 20, 1-16).En conséquence : la charité ne peut être neutre, aseptisée, indifférente, tiède ou impartiale ! La charité contamine, passionne, risque et implique ! Parce que la charité véritable est toujours imméritée, inconditionnelle et gratuite ! (cf. 1 Co 13). La charité est créative pour trouver le langage juste afin de communiquer avec tous ceux qui sont considérés comme inguérissables et donc intouchables.Le contact est le vrai langage communicatif . Que de guérisons nous pouvons accomplir et transmettre en apprenant ce langage du contact ! C’était un lépreux et il est devenu annonciateur de l’amour de Dieu. L’Évangile dit : « Un fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle » (Mc 1, 45).

Homélie du 15 février 2015. Lire l'homélie complète.

Les 10 plus belles phrases de Jésus qui ont changé le monde

Dimanche 2 octobre 2016

Aleteia a sélectionné pour vous les plus belles phrases du Christ rapportées par les Évangiles ! Une invitation à méditer et les laisser agir dans nos cœurs.

Source : fr.aleteia.org

Le pape aux jeunes: « Prenez des risques sur de nobles idéaux »

Dimanche 3 juillet 2016

« Prendre des risques sur de nobles idéaux, en se salissant les mains, comme le Samaritain de la parabole »: c’est ce que le pape conseille aux jeunes. « Rapproche-toi des problèmes, sors de toi-même et prends des risques. Sinon ta vie peu à peu se paralysera », recommande-t-il notamment.

Le pape François s’est rendu à la « Villa Nazareth » de Rome, samedi 18 juin, où il a prononcé un discours avant d’ouvrir un dialogue, en italien, avec les jeunes.

Fondé il y a 70 ans pour venir en aide aux enfants pauvres orphelins de guerre, ce centre est géré aujourd’hui par la Fondation Tardini présidée par le cardinal Silvestrini et permet à des enfants de familles modestes de poursuivre leurs études.

Voici notre traduction de la première question et de la première réponse du pape.

Question de Valentina Piras

Pape François, avant d’avoir besoin de maîtres, nous, les jeunes nous avons besoin de témoins crédibles. Nous avons souvent le sentiment d’habiter une réalité complexe, sans éléments de référence constants, et où les expériences proposées manquent de substance. Parfois, nous sommes des jeunes et des adultes ‘garés’ dans la vie, à la merci de l’illusion du succès et du culte de l’ego, incapables de nous donner aux autres. Saint-Père, nous voudrions une parole qui nous aide à y voir plus clair dans ces ténèbres qui envahissent nos cœurs. Comment réveiller la grandeur et le courage de choix profonds, d’élans du cœur, pour affronter nos difficultés sur le plan éducatif et affectif?

Réponse du pape François

Merci. Vous avez dit le mot-clef c’est: « Nous les jeunes nous avons besoin de témoins crédibles ». C’est la logique de l’Évangile : rendre témoignage. Dans sa propre vie, dans sa manière de vivre, dans ses choix. Mais rendre témoignage de quoi? De plusieurs choses. Nous chrétiens, témoigner de Jésus Christ qui est vivant, qui nous a accompagnés: Il nous a accompagnés dans la douleur, et il est mort pour nous, mais il est vivant. Dit comme ça, cela paraît trop clérical. Mais je comprends ce que recherchent les jeunes : un témoignage qui les secoue chaque jour. Le témoignage de « la gifle » ! La gifle, ce beau témoignage quotidien qui te réveille pour te dire : « regarde, ne te fais pas d’illusions avec les idées, avec les promesses … » Voire des illusions plus proches de nous. L’illusion du succès – « Non, je vais par là et j’aurai du succès » – du culte de son ego.

Aujourd’hui, nous le savons tous, le miroir est à la mode! Se regarder. Cet ego, ce narcissisme, que nous offre la culture contemporaine. Sans témoignages, la vie nous convient comme ça. Nous gagnons bien notre vie, avons une belle profession, un bel emploi, une famille … mais tu as dit un mot très fort : « Nous sommes des hommes et des femmes garés dans la vie », c’est-à-dire des personnes qui ne marchent pas, n’avancent pas. Comme les conformistes: tout est routine, une routine qui nous laisse tranquilles – nous avons ce qu’il nous faut, il ne nous manque rien, grâce à Dieu … « Comment réveiller la grandeur et le courage de choix profonds, d’élans du cœur, pour affronter nos difficultés sur le plan éducatif et affectif ? » Prendre le risque! Un mot que j’ai prononcé tant de fois : le risque, prendre des risques ! Celui qui ne prend pas de risque n’avance pas. « Mais si je me trompe ? » Oh Seigneur! Tu ferais bien pire à ne pas bouger: l’erreur, la pire erreur, est de se renfermer. Risquer ! Prendre des risques sur de nobles idéaux, en se salissant les mains, comme le Samaritain de la parabole. Quand la vie s’écoule plus ou moins paisiblement, on est toujours tentés de ne pas bouger, comme paralysés. Ne pas risquer : être calmes, tranquilles … Tu as demandé « Comment réveiller la grandeur et le courage de choix profonds, d’élans du cœur pour affronter nos difficultés sur le plan éducatif et affectif ? » Rapproche-toi des problèmes, sors de toi-même et prends des risques. Sinon ta vie peu à peu se paralysera; heureuse, contente, en famille, mais là, sur une voie de garage – pour reprendre ton expression. Voir des vies garées est très triste; très triste de voir des personnes qui ressemblent plus à des momies de musée qu’à des êtres vivants. Risquer! Risquer ! Et si tu t’es trompée, béni soit le Seigneur. Risque. Avance! Voilà ce que j’ai envie de te dire.

Source : Zenit

La peine de mort, «une forme de torture», dénonce le pape François

Dimanche 26 juin 2016

Message vidéo aux participants du Congrès contre la peine de mort à Oslo

Le pape François s’oppose fermement à la peine de mort : la « punition sans espérance » est « une forme de torture », affirme-t-il.

C’est ce qu’il a dit dans son message vidéo en espagnol envoyé au VIe Congrès mondial contre la peine de mort qui se tient du 21 au 23 juin à Oslo, en Norvège. Organisé par l’ONG Ensemble contre la peine de mort et la Coalition mondiale contre la peine de mort (World Coalition Against Death Penalty), le Congrès accueille des participants de 140 pays.

« De nos jours la peine de mort est inacceptable, a dit le pape, quelle que soit la gravité du crime de la personne condamnée. C’est une infraction à l’inviolabilité de la vie et à la dignité de la personne humaine; elle contredit également le plan de Dieu sur les individus et la société, et sa justice miséricordieuse. Et elle ne s’accorde avec aucune finalité juste des peines. Elle ne rend pas justice aux victimes, mais elle favorise la vengeance. Le commandement «Tu ne tueras pas» a une valeur absolue et concerne aussi bien les innocents que les coupables. »

Le pape a souligné que le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde était « une occasion propice pour la promotion dans le monde entier des formes plus évoluées du respect de la vie et de la dignité de chaque personne ».

« Il ne faut pas oublier que l’inviolabilité et le droit à la vie donné par Dieu appartient aussi au criminel », a-t-il ajouté.

Le pape a encouragé tout le monde « à travailler non seulement pour l’abolition de la peine de mort, mais aussi pour l’amélioration des conditions de détention afin qu’elles respectent pleinement la dignité humaine des personnes incarcérées ».

« Rendre justice» ne signifie pas rechercher la peine pour elle-même, a souligné le pape, mais « veiller à ce que l’objectif fondamental de toutes les peines soit la réhabilitation du délinquant. »

En concluant, le pape a exprimé son espérance que ce congrès « puisse donner une nouvelle impulsion à l’engagement pour abolir la peine capitale ».

Source : Zenit

« Bureaucrates de la foi » ou « pasteurs de miséricorde » ?

Dimanche 5 juin 2016

Le Jubilé pour les prêtres et séminaristes commence, avec messe et retraite aux côtés du Pape.

Après le jubilé des Diacres le week-end dernier, place au jubilé des Prêtres et des séminaristes du monde entier qui ont interrompu leurs activités pastorales ou études pour rejoindre Rome par milliers et se ressourcer autour du Pape du 1er au 3 juin. Le Saint-Père a prévu pour eux deux rendez-vous majeurs : une retraite spirituelle, toute la journée de demain, et une grand messe, le lendemain, 3 juin, place Saint-Pierre, en la fête du Sacré-Cœur – instituée il y a 160 ans – et Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres.

Le Pape toujours avec eux

Le pape François « donne beaucoup de conseils pratiques aux prêtres, connaît bien les aspirations, les peines, les souffrances et les joies qui sont dans leurs cœurs », c’est donc avec « beaucoup de joie » qu’il leur ouvrira une fois de plus son cœur de « Bon pasteur », a déclaré sur les ondes de Radio Vatican, Mgr Jorge Carlos Patron Wong, secrétaire pour les séminaires de la Congrégation pour le clergé. Un seul thème « Le prêtre, ministre de la Miséricorde » pour trois méditations en trois lieux différents : basilique Saint-Jean-de-Latran, Sainte-Marie-Majeure et Saint-Paul-hors-les-murs.

Pour les ressourcer

Durant ces trois journées, chaque prêtre ou séminariste est invité à se concentrer sur l’Amour miséricordieux du Père, un Amour qui « transfigure, change, remue et comble de joie » dont « ils sont les premiers bénéficiaires » et qu’ils doivent prendre le temps de « contempler » pour le rendre au quintuple en le répandant autour d’eux. « C’est une fois de plus une grande occasion pour nous renouveler, pour sentir à nouveau sur nous cette bonne odeur du Bon Pasteur, la partager avec notre peuple, pour recevoir l’Esprit Saint et renouveler nos forces, notre courage, notre enthousiasme et être plus proches de tous », a expliqué Mgr Patron Wong. Une occasion de plus pour leur rappeler qu’ils ne sont pas des « bureaucrates de la foi », mais des « pasteurs de miséricorde ».

Lors de sa visite pastorale à Florence, en novembre dernier, le Pape avait appelé à un nouvel « humanisme chrétien, populaire, humble, généreux, heureux », à « l’image de Don Camillo, le célèbre curé de Giovanni Guareschi », commentait par la suite notre confrère de la rédaction italienne d’Aleteia, Gelsomino Del Guercio. Le prêtre du troisième millénaire, selon François, doit être « ouvert à tous les hommes, confesseur, et évangélisateur patient », un pasteur avec l’odeur des brebis » sur lui. Au cours de la messe chrismale, le 24 mars dernier, il invitait encore les prêtres à ne pas avoir peur « d’exagérer » dans leur miséricorde, un domaine où le Seigneur, a-t-il rappelé, « exagère toujours » et qu’ils doivent imiter.

Source : fr.aleteia.org

Le pape François contre le vide culturel de l'Europe

Dimanche 8 mai 2016

Dans un entretien à La Vie, le pape François a estimé que l'Europe s'affaiblissait et risquait de devenir «un lieu vide». Louis Manaranche estime que, devant la destruction culturelle que le Vieux Continent a subie, rebâtir sera difficile mais nécessaire.

«Un lieu vide»… Voilà une description de l'Europe qui ne s'encombre pas de précautions oratoires. Aux yeux du pape, c'est ce que devient notre continent oublieux de ses racines culturelles. Évoquant la crise d'identité et de rayonnement de la «grand-mère» Europe à la délégation française qu'il recevait mardi, François a rappelé qu'elle naissait avant tout d'une grande rupture dans la transmission et l'affirmation de ce que nous sommes. Il ne s'agit pas de proclamer un attachement cocardier mais de rappeler comment l'Europe a une «vocation d'universalité», selon une expression du pontife. On se figure trop rapidement que cette formule renvoie aux droits de l'homme, à la démocratie, voire à l'économie de marché… C'est vrai, mais c'est secondaire.

L'universalité que l'Europe porte dans son être même renvoie d'abord à une vision plus structurante de l'homme, marquée, selon la formule de Paul Valéry, par Athènes, Rome et Jérusalem. Le chef de l'Église romaine invite à accomplir à nouveau la démarche romaine: assumer un héritage, celui des Grecs, avec leur philosophie, leur science, leur langue, l'offrir à tous par le génie propre de la politique et du droit, et intégrer un apport judéo-chrétien qui à la fois complète ce qui a été reçu et le renouvelle de fond en comble. Il y a dans l'identité européenne une dialectique: je reçois un héritage que je transforme et que j'offre au monde.

Une telle opération suppose que l'on accepte que l'Europe présente des différences. Chaque peuple, chaque corps politique a trouvé son génie propre dans l'incarnation particulière de ce qu'est l'Europe. Vouloir niveler ces aspérités et proposer une Europe standard, c'est attenter à l'Europe même. L'Union européenne n'est d'ailleurs pas la moins encline à succomber à cette tentation… Peut-être même a-t-elle été, dans sa version la plus technicienne, un des fossoyeurs de l'idée européenne. Un exemple est significatif: celui des billets d'euros. Éminemment symboliques puisque communs à tous les pays de la zone, ils ne représentent aucun monument, aucun personnage, aucune œuvre réels. Tout au plus a-t-on affaire à une vague évocation de l'Antiquité romaine, du Moyen-âge gothique… sans aucune incarnation.

Or, la culture, c'est précisément l'incarnation d'une vision universelle qui, si elle ne renvoie qu'à des valeurs abstraites, devient une idéologie à inculquer par des moyens forts ou doux, selon l'humeur des peuples et de leurs gouvernants. On se rend alors compte de la profondeur de la crise. Lorsque, pour prendre l'exemple de notre pays, entendant réarmer moralement les jeunes français après les attaques de l'an passé, on préconise avant tout un «enseignement moral et civique», on brade inconsciemment notre culture commune. Celle-ci n'est pas avant tout une question de vieilles pierres ou de bons fromages mais la quête de ce qu'est une vie bonne, qui se décline dans notre littérature ancienne et moderne, dans notre philosophie, dans notre histoire etc. Dans les humanités se cache la plus belle éducation civique, pour peu qu'on leur donne le temps et l'ampleur qu'elles méritent. On y trouve aussi une quête spirituelle que seule une vision étriquée de la laïcité entendrait passer sous silence ou renvoyer à un passé révolu. On trouverait en somme tout ce qui pourrait faire vraiment aimer l'Europe et la France tant aux habitants de vieille souche qu'à ceux qui arrivent et qui sont si souvent frappés par notre vacuité culturelle et spirituelle.

La tâche est lourde car la destruction a été réalisée avec grand soin. L'éducation doit y jouer un rôle primordial. Son renouveau est le commencement de toute politique. Car c'est de cela qu'il s'agit, en fin de compte. Faire du politique, c'est vouloir habiter un lieu, donner forme à un territoire avant même de s'atteler à ce qui constitue la vie quotidienne des habitants de celui-ci. Notre vieille Europe, en rougissant de sa culture, n'offre plus les conditions du politique. Ne croyons pas que la mondialisation nous les donnera davantage. Elle ne sera que la diffusion sans frontières ni limites de la loi du marché et le terreau de toutes les idéologies si elle n'a pas une Europe solide qui se met à son service pour lui dire ce qu'est l'homme. Le monde a besoin de l'Europe.

Source : Louis Manaranche sur lefigaro.fr

Pape François aux ados : « Le bonheur ne s’achète pas et ce n’est pas une appli »

Dimanche 1er mai 2016

Au cours de la messe avec plus de 70 000 jeunes place Saint-Pierre, le Souverain Pontife les a exhortés à faire des choix " forts et courageux".

Au cours de la messe, dimanche, le Pape a invité tous ces ados de 13 à 16 ans à devenir des « champions de la vie, des champions de l’amour », capables de construire un avenir « avec les autres et pour les autres », en apprenant chaque jour que « l’amour se nourrit de confiance, de respect, de pardon » ; qu’il est « un choix de vie à mettre en pratique » et non « une douce poésie à apprendre par cœur ». Après avoir créé la surprise, samedi 23 avril, en venant s’asseoir au milieu des 150 prêtres mobilisés sur la place Saint-Pierre pour entendre leurs confessions, le Pape n’a cessé de leur parler en se mettant à leur place, en commentant leur désir de « liberté » et de « bonheur » version 2.0.

Faire des choix « courageux et forts »

« Chers jeunes, ne vous contentez pas de la médiocrité, de “vivoter” dans le confort et assis ; méfiez-vous de celui qui vous distrait de la vraie richesse que vous êtes, en vous disant que la vie est belle uniquement lorsqu’on a beaucoup de choses : méfiez-vous de celui qui veut vous faire croire que vous avez de la valeur quand vous portez le masque des forts, comme les héros des films, ou quand vous endossez des habits dernier cri. Votre bonheur n’a pas de prix et ne se commercialise pas, a-t-il mis en garde, il n’est pas une “App” qu’on télécharge sur un téléphone portable : même la version la plus actualisée ne peut vous aider à devenir libres et grands dans l’amour. La liberté, c’est autre chose : ce n’est pas faire ce qu’on veut… C’est savoir dire non… Celui qui est libre c’est celui qui sait dire oui et qui sait dire non », être libre c’est « le don de pouvoir choisir le bien », a-t-il insisté.

Toujours se relever

À ces ados en pleine croissance, pleins du « désir d’aimer et d’être aimés », le Souverain Pontife a offert un décalogue de recommandations : « aimer sans être possessifs », comme l’enseigne le Seigneur ; « aimer les personnes sans vouloir les posséder, en les laissant libres », prendre soin de l’autre, en « le respectant, le protégeant et l’attendant » ; construire l’avenir « avec les autres et pour les autres, jamais contre quelqu’un » qui ne serait alors que destruction. Et quand aimer semble dur, quand il est difficile de dire non, « regarder la Croix de Jésus, ne pas la lâcher », car c’est cette main qui « vous relève quand vous tombez », a-t-il expliqué. L’important, leur a encore dit le Pape, « n’est pas de ne pas tomber, mais de ne pas rester par terre ! », c’est « avoir le courage de se relever, de se laisser relever par la main de Jésus », qui est souvent « celle d’un ami, celle des parents, de ceux qui nous accompagnent dans la vie ».

« Souvenez-vous, sans Jésus dans votre vie c’est comme avoir un téléphone portable qui ne capte pas ! On ne peut plus parler et on se replie sur soi-même. Alors tâchons de nous mettre là où il y a du réseau (…) car dans ce bas-monde nous aurons toujours quelque chose de bon et de vrai à dire ».

Source : fr.aleteia.org

« Devrons-nous nous convertir à l’islam pour que l’Église nous vienne en aide ? »

Dimanche 24 avril 2015

Des chrétiens d’Orient expriment leur colère quelques jours à peine après l’initiative du pape François.

Quels seront les résultats de l’initiative du Pape visant à aider des familles musulmanes qui seront prises en charge par une organisation catholique ? S’agit-il d’un faux pas ? Comment réagissent les chrétiens d’Orient face à ce qui s’est passé ? Il est à craindre que d’aucuns considèreront l’initiative du Pape comme un faux pas et garderont longtemps le triste souvenir d’un coup fatal porté aux chrétiens d’Orient. Les réactions de ces centaines de chrétiens d’Orient sont explosives. Elles tirent le signal d’alarme, soulèvent des questions qui restent pour l’heure sans réponse mais doivent être entendues.

« Pourquoi l’Église aide-t-elle l’étranger et reste loin de ses enfants ? »

La démarche de François nous pousse, en tant que chrétiens, à nous poser les questions suivantes : sommes-nous de vrais chrétiens ? Le Souverain Pontife outrepasse-t-il l’esprit de l’Évangile ? Est-il « naïf » comme l’ont décrit certains ? Trahit-il sa chrétienté ?

Des chrétiens irakiens et syriens se sont demandés : « Pourquoi eux et pas nous ? Pourquoi l’Église aide-t-elle l’étranger et reste loin de ses enfants ? Nous encourons la mort nuit et jour, Daesh viole nos femmes, réduit nos filles en esclavage, nous sommes forcés à l’exil, nous mourrons de faim et l’Église ouvre ses portes aux musulmans ! Qu’en est-il de nous ? L’Église n’a-t-elle pas pu trouver un seul chrétien à faire monter à bord avec le Pape ? Certaines des familles syrienne qui sont parties pour Rome avec lui n’auraient même eu pas les documents d’immigration exigés ! Qui donc a murmuré à l’oreille du Pape quelles personnes il fallait choisir, et comment ce dernier a-t-il pu y voir le souffle de l’Esprit Saint ? »

L’initiative du Pape peut-elle vraiment se réclamer de l’esprit de l’Évangile ?

Certains qualifient l’initiative du Pape de « faux pas » parce qu’elle n’inclut pas de chrétiens mais qui est donc la brebis égarée ? Qui manque de l’Esprit du Christ ? Qui a besoin de la Bonne Nouvelle ? Et comment la lui transmettre ?

Certains appellent de leurs vœux la conversion des musulmans à la Miséricorde de Dieu et à son Amour, mais comment souhaiter cela en rejetant une initiative du successeur de Pierre conforme à l’esprit de l’Évangile !

Certains attendent les réactions des émirs, des souverains et des imams musulmans ! Jésus attendait-il les réactions des pharisiens ou avait-il pour but de mettre en œuvre le message de Dieu, son Père ?

De surcroît, qui ose dire que les Églises d’Orient n’aident pas les chrétiens ? Elles qui ne ménagent aucun effort en vue d’aider les chrétiens à rester sur leurs terres. Il faut rappeler ceci à nos frères dans la foi : quand Pierre est venu voir le Christ, refusant l’idée qu’il pouvait mourir, la réponse de Jésus fut claire : « Passe derrière-moi Satan ! ».

Arrêtons de faire le jeu de Satan

Le Christ est vivant dans son Église et l’Église est service et amour. Tout homme est fils de Dieu même si son passé est marqué par le meurtre et les menaces. Qui est Saul, le bourreau des chrétiens, devenu Paul, l’Apôtre des Gentils ? N’était-il pas hier comme ces combattants de Daesh aujourd’hui ?

Le Pape n’a cessé de répéter que Jésus ne nous quittera pas. Il ne vous quittera pas ! C’est ce qu’il a dit aux réfugiés en Grèce ! Le croyant ne pose pas de questions, ne doute pas… Le chrétien se sacrifie pour les autres.

Ne donnez pas de leçons au Pape. François ne s’est pas trompé ! Il voit plus loin et nous devons nous rappeler à la raison et nous aimer les uns les autres pour que la paix s’installe au Moyen-Orient et partout dans le monde. L’on ne peut rien reprocher au Saint-Père si nous restons éparpillés, disséminés en multiples Églises et confessions.

Le problème n’est pas chez l’autre. Avant d’enlever la paille de l’œil du voisin, retirons la poutre qui est dans le nôtre !

Source : fr.aleteia.org

Amoris Laetitia : la joie d'aimer, entre chemin et idéal (extraits)

Dimanche 17 avril 2016

Amoris Laetitia n’est pas une simple réponse à de simples questions, mais bien une proposition large, riche et exaltante.. Voici donc quelques impressions générales qui veulent vous encourager à une lecture patiente de ce beau texte.

La joie, toujours la joie !

Les deux précédents textes du pape, Evangelii Gaudium et Laudato si étaient placés sous le signe de la joie, joie de l’Évangile partagé et vécu, joie de l’action de grâce pour la nature belle et fragile. Ici, c’est encore la joie qui est convoquée par le pape pour qualifier l’amour dont il nous parle. Toute l’exhortation est pourtant à l’inverse, traversée d’une joie immense et d’une action de grâce pour l’amour que tous sont invités à vivre. Dans un enthousiasme missionnaire, l’Église est encouragée à proposer le chemin de l’amour heureux qui se vit dans le mariage et dans la famille, non comme une contrainte légale et nécessaire mais comme une chance et une aventure qui libère et réjouit.Le pape reconnaît une tendance qui a pu être celle de certains à réduire la vision du mariage et de l’amour à des règles, une sorte de « code de la route » qui conduit à un jugement du monde et à une condamnation systématique de son effondrement spirituel et moral. Pour que la parole de l’Église fasse grandir le désir de l’amour, il invite donc à voir le monde en vérité sans en cacher les rudesses et les fautes, mais aussi à dire l’amour de manière à ce qu’il soit toujours désirable comme défi heureux.

Regard réaliste sur le monde

Le pape François ne mâche pas ses mots sur les situations injustes dans le monde. Il dénonce les signes d’un monde dur et parfois triste. Il ne fait aucune concession à ce que l’époque actuelle propose de faux et de blessant sur l’amour . Il prend même le risque de réaffirmer les positions clivantes de l’Église en matière de morale sexuelle et familiale (condamnation de l’avortement, du recours systématique aux moyens de contraception, “mariage” homosexuel, etc.).La proposition d’un amour joyeux n’est pas un amour au rabais, selon les normes du politiquement correct ou de la pensée unique, mais bien un amour provenant de Dieu et ramenant à Dieu. Ce qui ne fait pas grandir l’homme dans son intégralité ne peut être promu comme vrai chemin de liberté. Il ne se prive pas de le dire.

Regard d’espérance sur l’amour

Cependant tout le corps du texte est empreint d’une profonde bienveillance qui dépasse largement un langage d’anathèmes. Le pape n’écrit pas pour déplorer ce qui serait, mais pour conduire à plus, à mieux. L’amour dont parle le pape, l’amour auquel Dieu nous prépare, est bien plus grand que notre cœur et nous sommes faits pour l’atteindre. Pour cela, il propose une véritable réforme de la vie affective et amoureuse. Il ne s’agit pas de prendre ce que je veux quand je veux mais d’entrer dans une patience qui permet de façonner l’amour vrai et qui dure. À ceux qui ne pensent le mariage que dans un cadre juridique et une demande de droits, le pape répond par le langage de la plénitude et l’invitation à aimer toujours plus. Voilà qui implique une conversion de la manière d’aimer, mais aussi de la manière dont nous, catholiques, regardons l’amour.

Puissions-nous toujours mieux comprendre avec saint Bernard de Clairvaux que « la mesure de l’amour, c’est d’aimer sans mesure » !

Source : Padreblog

Alleluia… envers et contre tout !

Dimanche 3 avril 2016

Ces dernières semaines, ces derniers jours auront été bien sombres. Le mal – sous toutes ses formes – semble se déchaîner : un jour, les ténèbres viennent obscurcir le visage même de l’Eglise alors que les fautes lamentables de certains de ses fils sont révélées à tous. Un autre, c’est dans la violence aveugle des attentats que le mal se laisse découvrir. Encore un autre, c’est à travers telle ou telle épreuve que beaucoup d’entre nous peuvent traverser : annonce d’une maladie grave, difficultés dans un couple, perte d’un emploi, inquiétudes pour un enfant, difficultés scolaires, addictions, etc. sans parler des nos combats intérieurs, qui souvent ne cessent pas lors du carême, bien au contraire !

Jésus sait tout cela. Il est allé jusqu’au bout pour porter tout cela. Pour entraîner ce mal dans sa mort et le vaincre par sa résurrection. Pâques n’est pas une parenthèse pour « respirer » avant de « replonger » dans un quotidien difficile. Pâques change tout. Pourquoi ?

Le mal n’aura pas le dernier mot

Pâques ne vient pas supprimer le mal : nous en faisons l’expérience. Mais Pâques nous assure que ce mal n’aura pas le dernier mot. Que nos vendredis saints déboucheront eux-aussi sur un matin de Pâques. Pâques nous assure qu’au cœur même de ces épreuves, le Seigneur vivant nous rejoint pour que nous puissions grandir, avancer, nous accomplir. Il veut même se servir de ces épreuves et leur donner une mystérieuse mais réelle fécondité. Cette fécondité est la plus belle des victoires sur le mal. Une façon de le retourner. Ce qui devait nous détruire nous fait grandir, nous permet d’accueillir Jésus et participe à nous sauver.

De cette crise terrible autour des affaires de pédophilie, l’Eglise peut sortir grandie et plus rayonnante, en étant purifiée, en ayant saisi cette occasion pour manifester encore davantage sa douleur et sa compassion aux victimes, en ayant progressé dans leur accueil et leur accompagnement, mais aussi dans les mesures prises pour que jamais cela ne se reproduise. « La vérité vous rendra libres » dit Jésus dans l’Evangile de Jean. Faire la vérité peut ressembler à un chemin de croix. Cette vérité peut être crucifiante. Elle sera aussi féconde. Elle permettra à chacun de renouveler sa confiance dans l’Eglise, qui en sortira plus belle encore, au service de tous.

Il y aura des retrouvailles

De même, quand un pays est attaqué, c’est l’occasion pour lui de se rassembler. Il faut prier pour la Belgique, comme nous avons prié pour la France le 13 novembre dernier. Que nos peuples trouvent dans cette épreuve la force de se réapproprier leur culture, leur histoire, la foi au nom même de laquelle ils sont visés. Nous le savons, nous le croyons : depuis Pâques, la mort elle-même n’est plus une fin, mais le passage vers la Vie. Cela ne supprime en rien l’horreur de ces morts, de toutes les morts, ni la douleur de la séparation pour ceux qui restent. Cela nourrit simplement notre espérance : il y aura des retrouvailles. Il y a un grand Amour qui attend ceux qui sont tombés. Prions pour qu’ils puissent l’accueillir.

Dieu au coeur de nos épreuves

De même, chacune de nos épreuves peut devenir la faille par laquelle Dieu nous rejoint et vient nous visiter. Face à nos limites, dans nos fragilités, broyés par la souffrance, nous crions vers Dieu et nous le redécouvrons peu à peu à nos côtés. Alors, beaucoup de cœurs s’ouvrent et se laissent rejoindre. Certes la révolte est compréhensible : le mal reste un scandale. Et nos « pourquoi » sont légitimes. Mais Pâques nous aide à regarder de l’avant et nous offre l’espérance nécessaire pour avancer : ce que nous vivons n’est pas stérile, notre foi, notre charité, notre espérance dans les épreuves porteront du fruit. On passe du « pourquoi » sans réponse, au « comment » : comment je décide de vivre tout cela. Comment je veux avancer. Pâques m’assure que l’amour vécu jusqu’au bout n’est jamais inutile, mais sera toujours – d’une façon ou d’une autre – victorieux. Ces épreuves deviennent autant d’étapes sur mon chemin vers le Ciel.

Voilà pourquoi nous pouvons et devons, au cœur même de nos larmes, murmurer ou crier, chanter ou proclamer ce cri de victoire : Alleluia ! Ce chant fait trembler l’enfer : il rappelle au Mal – malgré son apparente puissance encore aujourd’hui – qu’il a définitivement perdu. Notre chant de victoire nous fait entrevoir l’aube de ce matin de Pâques, qui vient éclairer toute notre vie de l’intérieur et lui donner son vrai sens.

Source : Padre blog

Il est indispensable de lire la Bible. Et c’est un athée qui vous le dit !

Dimanche 13 mars 2016

Qu’ils soient croyants ou non, il faut que les jeunes connaissent la Bible, affirme-t-il.

Cette thèse, c’est le journaliste suisse Peter Rothenbühler qui la soutient dans son éditorial de la Aargauer Zeitung, comme l’ont aperçu nos confrères du magazine Pro. Selon lui, la Bible raconte des histoires intemporelles qui ont encore aujourd’hui une actualité et qu’il est impensable de méconnaître.

Lorsque quelqu’un étudie la littérature, l’Histoire, ou la philosophie, il ne peut pas passer à côté d’une connaissance approfondie de la Bible. La Bible est en effet selon ce journaliste une source incontournable et intarissable. Il raconte ainsi sa surprise lorsque, lors d’une discussion avec de jeunes intellectuels étudiant ces matières littéraires, aucun ne comprenait ses références à la bible.

Le journaliste est pourtant un athée revendiqué et un grand admirateur de mai 68. Or il rappelle que l’on trouve « pratiquement tout notre système de valeur reposant sur un État de droit démocratique » dans la Bible. Il évoque ainsi les dix commandements et l’enseignement du Christ sur l’amour du prochain, le pardon, la charité et l’égale dignité de chaque personne.

Le journaliste regrette ainsi qu’à cause de désaccords intellectuels et de certains abus liés aux Églises, beaucoup de jeunes ne cherchent même pas à jeter un œil dans la Bible afin de comprendre de quoi il en retourne et d’où viennent les valeurs chrétiennes. « La nouvelle génération, concernant les valeurs chrétiennes, est composée désormais d’analphabètes » et, poursuit-il, « un peu de catéchèse biblique ne leur ferait pas de mal ! Les récits bibliques sont ainsi pour cet athée convaincu « des histoires qui réjouissent le cœur ».

Nos églises peuvent encore être sauvées

Dimanche 6 mars 2016

Nous assistons avec tristesse à la disparition de lieux de cultes, parcelles de notre patrimoine cultuel et culturel : ici, une église est désaffectée ; là, transformée en musée ; là encore, abandonnée aux ravages des intempéries ou détruite par la pelle du bulldozer ; et même, récemment, l’objet de tentatives ouvertes d’appropriation par des croyants non chrétiens !

Ne sommes-nous pas, nous catholiques, en particulier ceux résidant dans nos campagnes et nos petites villes, responsables de la disparition des églises de nos villages ? Ne condamnons pas trop vite les élus qui refusent de les entretenir, quand elles ne sont ouvertes qu’une fois pas an, devenant le reste de l’année les tombeaux poussiéreux d’une foi populaire morte.

Je rêve que ces églises retrouvent leur vocation de « Lieu de prière » (« La maison de mon Père est une maison de prière »). Elles retrouveront cette vocation par l’audace, le courage de quelques-uns, convaincus que la prière en commun est un des piliers de la demande d’intercession ou de louange avec la prière personnelle. N’est- il pas possible de voir filtrer pendant quelques minutes, une fois par semaine, la lumière à travers leurs vitraux, de faire entendre, à celui qui passerait sous leurs murs, les intonations ou les paroles d’un Je vous salue Marie ? En outre, quelques tintements de cloches ne pourraient-ils pas porter aux alentours le message suivant : « Des catholiques prient dans leur église » ?

Dans tel ou tel village de 200 habitants, n’y aurait-il un matin ou un soir que 20 priants dans l’église, cela suffirait pour faire entendre nos prières. N’y en aurait-il que 10, ce serait assez pour témoigner de notre foi. N’y en aurait –il que cinq, c’est encore assez. N’ y en aurait-il que deux, fidèles parmi les fidèles, cela suffirait à Dieu, car « là où deux ou trois sont assemblés en Mon nom, Je suis au milieu d’eux ». C’est assez pour redonner vie, aux yeux du monde, à cette maison de prière et témoigner qu’elle est un lieu privilégié de rencontre et de dialogue avec Dieu.

Point n’est besoin de clercs pour rouvrir nos églises ; le laïc y entre de plein droit. Personne ne nous en chasse. C’est nous, catholiques, qui la désertons, par notre tiédeur, notre manque de courage, la peur de nous montrer, et par l’alibi, parfois justifié, des contraintes de la vie quotidienne.

Oui, je rêve de voir nos églises de campagne devenir les multiples chapelles dispersées d’un monastère immense, sans clôture, celui des hommes et des femmes de toutes conditions qui y prieront quelques minutes par jour ou par semaine. Cette démarche de foi d’un petit nombre, véritable levain dans la pâte, vaudra sans doute témoignage plus fécond que la grand’messe annuelle, dédiée au saint de la contrée.

Alors, si nos églises sont « habitées », je dirais même « éclairées », fréquemment par la prière, alors seulement nous pourrons dire à nos élus : « Ne touchez pas à mon église, nous ne pouvons vivre sans elle, car c’est en ce lieu que monte notre prière commune à Celui qui est venu pour le salut de tous les peuples ».

Quant à l’argent nécessaire pour leur entretien, j’ose dire qu’il nous sera donné par surcroît. Non pas qu’il tombera du ciel, mais que la nécessité d’une participation financière des catholiques de notre pays à la conservation de lieux de cultes s’imposera. Les modes de collecte associatifs, développés ici et là avec succès, apportent la preuve que les chrétiens sauront réserver à la sauvegarde de notre patrimoine religieux une part de leurs biens matériels.

Catholiques fervents des campagnes et des petites villes, osez ouvrir vos églises pour y prier, soyez les visibles « Priants des campagnes » ; votre témoignage touchera les cœurs, et votre présence fréquente et priante en ces lieux sera la cause première de la sauvegarde de nos églises. Une église où l’on prie est une lumière qui brille dans les ténèbres du monde, ne l’éteignons pas.

Source : fr.aleteia.org

Pas le temps de se taire et méditer ? Mauvaise excuse !

Dimanche 28 février 2016

Presque tabou, le silence est devenu l’ennemi des sociétés actuelles, réduit à néant par nos cerveaux encombrés, balayé par la prolifération des médias et des portables. Dans la course de nos vies, il s’est effacé sans bruit au rythme de nos priorités professionnelles ou de nos distractions étudiantes pour devenir la propriété exclusive de l’ermite ou du religieux. Alors que l’enfance lui conférait quelque charme par ses « Roi du silence » ou ses joyeuses parties de cache-cache où l’on maudissait les indiscrétions d’un vieux parquet, les années l’ont peu à peu rendu indésirable, en en faisant l’apanage d’un professeur trop irritable et l’ennui d’un voyage sans écouteurs.

Le « blanc » est donc peu à peu devenu le cauchemar des conversations, et le « dis quelque chose ! » le rituel des disputes sans issue, assimilant le silence à une tension, une angoisse, un vide à combler.

Quid de notre intériorité ?

Quel silence l’homme fuit-il donc ? Une absence de bruit ou un grand vide ?

De fait, il me semble que c’est précisément cette peur du vide qui pose problème, dessinant les contours d’une intériorité ignorée. Car en réalité, le silence nous dit bien quelque chose : il est rempli de nos pensées, de nos émotions, de ce qui conduit l’homme à s’interroger et lui permet de bâtir les fondations de sa vie par les petites certitudes qu’il construit et les grandes questions qu’il se pose. Dans le silence, la mémoire se manifeste, nous faisant revivre certains instants en rappelant à l’esprit chaque choix que l’Homme a fait pour poser une parole ou un acte.

« Si le silence nous pèse, c’est que nous on avons terriblement besoin » affirmait Gaston Courtois. En effet, une fois que nous avons fui le brouhaha extérieur, nos questionnements intérieurs nous envahissent inévitablement. Convoquant la raison, les émotions, la conscience, le silence permet une réflexion qui fait peur car elle impose une observation de soi-même, une prise de position par rapport à ce qui nous entoure. Mais bien que le silence soit parfois difficile, il est nécessaire, car il permet la manifestation de l’intériorité de chaque homme.

Vous me direz légitimement qu’il est bien beau de se retirer dans le silence mais que ce silence ne sera donc que factuel puisque l’Homme sera tourmenté par le fourmillement de ses réflexions intérieures. Cependant, ce sont ces réflexions qui permettent de nourrir une vie intérieure qui élèvera l’âme. Prendre un instant de silence, c’est se donner l’occasion de s’écouter, de s’arrêter sur nos sentiments, parfois même nos ressentiments pour mieux nous connaître et mieux poser des petits choix quotidiens qui n’ont l’air de rien, mais nous construisent néanmoins. Lorsque nous sommes en accord avec nous-même, il devient alors bien plus facile de trouver un peu de paix intérieure.

Car le silence apaise également. Et si pour une fois, en rentrant de cette longue journée hivernale, vous délaissiez la froide routine de votre quotidien pour vous plonger vous aussi avec délices dans un grand bain de silence... ?

Source : fr.aleteia.org

La carrière ou la vie

Dimanche 21 février 2016

Le vrai pacte faustien de la vie professionnelle nous pose une question de civilisation. Créer du lien ou de la performance, il faut choisir.

Un jour ou l’autre, assurent certains, les ambitions de carrière des femmes se heurtent à un plafond de verre imputable au machisme invisible des détenteurs du pouvoir. .Mais surtout elle fait l’impasse sur une réalité prosaïque : dans le monde professionnel l’accès aux plus hauts postes se fait moins sur des critères de compétence et de performance que sur celui du dévouement voire de la dévotion à l’institution.

Plus les impétrants sont prêts à sacrifier l’essentiel de leur existence à leur employeur – public ou privé – et plus ils auront de chances de se faire adouber par leurs supérieurs et de devenir leurs pairs.Mais ce choix a des conséquences qui dépassent de beaucoup le sort de celui qui le fait. Car celui qui est prêt à sacrifier ses soirées, ses week-ends et tout ou partie de ses vacances sur l’autel de ses ambitions ne sacrifie pas simplement sa vie privée. Il sacrifie surtout celle de son conjoint, de ses enfants et plus largement de tous ceux qui comptaient pour lui et pour lesquels il comptait.Vue sous cet angle la sous-représentation statistique des femmes dans les instances dirigeantes prend une toute autre signification. Elle traduit un choix plutôt qu’un non-choix.

Elle est l’expression d’un choix de vie – accorder la priorité à la vie relationnelle– et donc d’une préférence. En l’occurrence une préférence pour la gratuité plutôt que pour la performance.Ce qu’on appelle le plafond de verre est donc une chimère : il n’existe pas ! Les femmes comme Margaret Thatcher, Angela Merkel, Hillary Clinton, Christine Lagarde ou Anne Lauvergeon ne se sont heurtées à aucun plafond de verre.Elles ont fait comme leurs collègues masculins : pour accéder aux plus hautes marches du pouvoir elles ont accepté d’en payer le prix exorbitant. Elles ont fait comme les hommes qu’elles côtoient au sommet : elles ont accepté le pacte faustien.

Or, c’est ce pacte faustien qu’il faut dénoncer. On ne peut pas se plaindre des ravages de l’individualisme et de l’atomisation de la société et en même temps chercher à convaincre les femmes qui n’en veulent pas d’adopter le modèle égoïste et carriériste de collègues qui ont volontairement renoncé à assumer leurs responsabilités morales.Ce n’est pas seulement pour les femmes qu’il faut cesser de planifier des réunions à partir de 17 h c’est aussi pour inciter les hommes et à s’intéresser prioritairement à celles et à ceux pour lesquels ils sont réellement irremplaçables.La question ne se pose pas en termes de guerre des sexes mais en termes de choix de vie et, à l’échelle collective, de choix de société : faut-il promouvoir des comportements centrés sur la performance ou sur le lien ? Faut-il les inciter à être présents à leurs enfants ou à sous-traiter la gestion du quotidien à des nounous puis à des enseignants pour mieux disparaître de leur vie sur la pointe des pieds ?La dénonciation récurrente d’un plafond de verre imaginaire n’est que la promotion déguisée d’un pacte faustien incompatible avec toute forme de vie collective vraiment humaine.

C’est une question de civilisation. Mais qui d’entre nous est prêt à l’entendre ?

Source : fr.aleteia.org

Pierre Amar : Le carême a-t-il encore un sens ?

Dimanche 14 février 2016

L'objectif est simple : il est toujours bon de se « désencombrer » de soi.Les quarante jours du carême sont en effet un moment où il faut se priver de plein de bonnes choses: le chocolat est la pénitence classique, la privation d'Internet est apparue, et arrêter de fumer reste certainement la pénitence la plus difficile. Il faut l'avouer, tout cela n'est peut-être pas très motivant car personne n'aime se faire mal. Pourtant, chaque année, l'Église propose à tous les hommes de bonne volonté de faire un peu le tri dans leurs vies, Faites donc l'essai: supprimez quelque chose que vous aimez pendant quarante jours. L'expérience est très instructive! Car, très vite, une interrogation apparaît: ma vie ne vaut-elle pas plus que ce que je consomme ?

Nul besoin d'être un grand psychologue pour se rendre compte que le cœur de l'homme est une grosse boîte à désirs. Des bons, certes, mais aussi des moins bons. Le carême est un temps de remise en cause de tous ces désirs. Un ménage intérieur en quelque sorte! Ce ménage de printemps ne fait pas que nettoyer les choses. Il crée aussi de l'espace. En acceptant de ranger mes désirs, de repérer si je suis ligoté avec telle ou telle chose, je fais de la place au plus profond de mon existence. Moins centré sur moi-même et sur mes petits plaisirs, je vais logiquement être plus attentif à l'extérieur. Les chrétiens pensent qu'ils seront d'abord disponibles à Dieu lui-même, mais aussi aux autres, ceux qui vivent tout autour d'eux, à commencer par les plus pauvres et les plus délaissés qui avaient peut-être été un peu oubliés. En ce sens, si la privation permet de vivre en hommes libres, le partage permet de vivre en frères.

Avec son jeûne intégral mais (uniquement) diurne, l'Islam a certainement gagné une bataille. Le temps n'est en effet pas encore venu où un journaliste nous expliquera que le ramadan est une sorte de carême pour les musulmans… Pourquoi ce renversement? Il faut avouer que les catholiques avaient jusque-là une pratique assez soft du carême, par humilité (ou bien par peur?) en délaissant sa visibilité culturelle, sociale et même politique.Il est surtout le temps du changement - les chrétiens appellent cela la «conversion». Déjà, au fil des années, on remarque que l'assistance à la messe des Cendres est quelque peu revue à la hausse, frôlant les assistances du dimanche. Et si vous croisez le jour du mercredi des Cendres un collègue de travail avec une tâche grise sur le front, ça n'est pas qu'il ait réparé sa chaudière, mais qu'il fait, sans s'en rendre compte, son coming-out catho. Par contre, il faut reconnaître que le jeûne a pris un sérieux coup… de jeune! De fait, le jeûne est même devenu sacrément tendance: Et si on essayait pendant quarante jours: chiche?

Source : Le Figaro.fr

Prier, en quoi ça consiste pour un chrétien ?

Dimanche 7 février 2016

La prière chrétienne est un dialogue avec Dieu dans un rapport personnel avec lui. C’est une caractéristique tout à fait unique dans l’histoire des religions, car nous osons parler à Dieu avec la familiarité d’un fils à son père, en nous sachant frères du Christ et fils bien aimés du Père. On ne peut pas prier sans espérer être écouté. Mais, pour un chrétien, cette espérance est nourrie par l’écoute de Dieu. Celui-ci se manifeste le premier et se fait connaître de l’homme qui se demande à qui présenter ce qui lui tient à cœur. Il y a donc, à l’initiative de Dieu, une réciprocité d’écoute.

Loin d’être toujours facile, la prière est souvent un combat. Il faut tenir bon malgré les difficultés rencontrées pour persévérer dans la pratique de l’oraison. Il faut surtout avoir reçu la grâce de comprendre une fois pour toutes que notre premier devoir est d’aimer Dieu « de tout notre cœur »– ce qui n’est possible qu’en consacrant chaque jour une bonne partie de notre temps à jouir de son amour, en plus des moments prévus pour la prière liturgique. Les chrétiens ne sont pas étonnés d’avoir tant de mal à prier, puisque le seul homme qui ait réussi à prier parfaitement, c’est Jésus. Il est venu sur terre pour nous aider à prier et à adorer le Père « en esprit et en vérité » (Jn 4, 24) avec lui et en lui.

La tradition de l’Église et l’expérience des saints indiquent de nombreux chemins de prière et bien des méthodes. On peut s’adresser à Dieu ou à ses saints, car il n’existe aucune jalousie dans le ciel. On peut prier dans une église, avec une communauté, en participant aux liturgie. On peut prier aussi seul, chez soi, dans la rue, dans la nature. On peut prier en toutes circonstances, avec son cœur, avec sa voix ou en silence. On peut prier assis, à genoux, debout ou en marchant. Et l’on retrouve dans les psaumes les mille et une manières de s’adresser à Dieu : la louange, l’adoration, l’action de grâce, la contrition, la supplication, l’intercession, etc. On peut prier devant une icône ou devant des reliques. À chacun de trouver la prière qui lui convient le mieux à un moment donné.

Dieu ne nous exauce pas toujours comme nous le voudrions, mais il faut toujours persévérer dans la prière, selon le commandement du Christ (Lc 18,1). Nous devons croire à la valeur de nos prières même et surtout quand elles ne semblent pas exaucées. La prière ne supprime pas les tempêtes de notre vie, mais elle nous permet de vaincre nos tentations et de vivre toutes nos épreuves dans la paix que Jésus nous a promise.

Source : fr.aleteia.org.

James Mallon : Manuel de survie pour les paroisses

Dimanche 31 janvier 2016

Du déja-vu

La crise d'identité actuelle dans l'Église n'est pas différente de celle qui existait du temps de Jésus. On dit que ce n'est pas tellement l'Église qui a une mission, mais plutôt que c'est la mission de Jésus-Christ qui a une Église. Mais nous, nous avons si bien oublié notre appel essentiel à être missionnaires que nous nous sommes contentés de nous entretenir et de nous servir. Au cours des cinquante années passées, les papes et les théologiens ont fréquemment insisté sur le fait que l'Église existe pour la mission. Mais la plupart des catholiques voit la mission comme quelque chose que seul un petit groupe d'élus mène dans des terres lointaines, et beaucoup de paroisses, paralysées dans une culture d'entretien, ne s'attachent au mieux qu'à répondre aux besoins des paroissiens.

Le 14 avril 2012, nous fêtions le centième anniversaire du naufrage du Titanic. Après la disparition du navire dans les profondeurs de l'océan, près de mille cinq cents personnes se débattaient dans les eaux gelées tandis que les canots se tenaient à distance et regardaient. Seules deux chaloupes allèrent au secours des survivants. On fit déplacer des passagers pour exploiter au maximum les places disponibles et il est avéré que certains passagers de première classe se plaignirent de terribles désagréments.

Pendant le visionnage du film, j'étais frappé de voir que c'était une métaphore de l'Église. C'est pour la mission que nous existons. Comme Jésus, nous avons été envoyés pour « aller vers et sauver » ceux qui périssent et il reste encore beaucoup de places disponibles dans les canots. Or, comme trop souvent, en tant qu'Église, nous nous tenons à distance, plus soucieux de nos propres besoins et de notre propre confort. Peut-être que si quelques personnes nageaient jusqu'à nous, nous les aiderions, mais irions-nous vers eux ? Il ne s'agit pas seulement de remettre en cause notre zone de confort, cela est complètement en dehors de notre cadre de référence, car nous avons oublié notre identité dans les moindres détails. Les canots de sauvetages sont là pour sauver les gens. L'Église aussi. Nous entretenons nos canots, nous les peignons, nous servons les passagers, nous les maintenons en bon état et organisons des jeux de cartes, mais nous ne les utilisons pas pour ce pour quoi ils ont été créés. Tout membre d'équipage qui oserait déranger la vie de la chaloupe entendrait très vite un chœur de plaintes de la part des passagers opposés à un quelconque dérangement. Nous regrettons la tragédie de la perte de la foi, de la sécularisation, des fermetures d'églises et ainsi de suite, mais il ne nous vient pas à I'idée de prendre les rames et de ramer.

La Mission

Ainsi, si nous existons pour la mission, quelle est la mission de l'Eglise? Pour répondre à cette question, il faut regarder les derniers versets de l'évangile de saint Matthieu, le passage connu de l'envoi en mission (Mt 28, 19-20) ; lci, les disciples hésitants reçoivent cet ordre: « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. » Les traductions de ce texte varient légèrement, mais ce qui est indéniable c'est que Jésus confie quatre missions à son Église naissante:allez, faites, baptisez et enseignez.

Au fil des ans, quand j'intervenais dans des conférences, je demandais aux groupes de me dire lequel des verbes selon lui est la charnière de l'envoi en mission et par conséquent notre raison d'être, cette mission qui fait notre identité. Une fois, dans un groupe de six cents personnes, seulement deux donnèrent la bonne réponse. Ces résultats disproportionnés reflètent la crise d'identité de notre Église et révèlent un parti pris profond et inconscient contre la mission même que le Seigneur a placé au cœur de son appel.

Que choisissez-vous : d'aller, de faire, de baptiser ou d'enseigner ?

Voici la réponse: le verbe fini est « faire », littéralement « faire des disciples ». Cette mission est le cœur même de l'envoi en mission et c'est autour d'elle que tous les autres à aspects missionnaires s'articulent : aller, baptiser, enseigner. Considérez ceci : dans les derniers siècles, l'Église catholique avait le mérite d'être une grande Église missionnaire ; Nous sommes allés. Nous possédons une riche tradition d'enseignement et sommes reconnus pour nos écoles, nos universités et nos programmes éducatifs. Nous enseignons. Certainement, nous savons comment baptiser et célébrer tous les autres sacrements, mais notre faiblesse pastorale, la mission avec laquelle nous avons le plus de difficultés est celle qui réside au cœur même de la mission confiés par le Christ à l'Église : faire des disciples.

Pape François : « La foi, le plus bel héritage à laisser à ses enfants »

Dimanche 17 janvier 2016

Le pape François a baptisé, ce dimanche 10 janvier, jour du baptême du Seigneur, 26 bébés dans la chapelle Sixtine, au Vatican. La foi est « le plus bel héritage » que les parents puissent transmettre à leurs enfants, a-t-il déclaré aux parents. « En ce grand jour pour vous, je vous souhaite d’élever vos enfants dans cette optique (…) veillez sur la foi de vos enfants, pour qu’elle ne se perde pas, qu’elle murisse et soit laissée en héritage ».

La foi en héritage

Au cours de la messe, le Pape a baptisé 13 petits garçons et 13 petites filles, rappelant à leurs parents qu’ils ne doivent pas oublier l’engagement qu’ils prennent en les faisant baptiser : « La foi. Je veux pour mon enfant la foi », ont clamé les parents au Pape, au début de la cérémonie. Car, c’est ainsi, a-t-il expliqué dans sa brève homélie, que « la foi se transmet de génération en génération, comme une chaîne, à travers les âges ». Et, dans quelques années, ces petits garçons et petites filles « seront à votre place avec un autre enfant – vos petits enfants – et ils demanderont la même chose : la foi. La foi que nous donne le baptême, cette foi que l’Esprit Saint aujourd’hui pose dans le cœur, dans la vie de vos enfants ».

Source : fr.aleteia.org

La foi n'est rien sans la pratique

Dimanche 25 Octobre 2015

Pourquoi pratiquer quand on est croyant ? Père Alain QUILICI, Editions des Béatitudes

Affirmer que la foi est personnelle et intime, comme le font Rousseau et la plupart des croyants non-pratiquants, c'est dire aussi que cette dernière ne peut et même ne doit pas s'exprimer extérieurement dans une quelconque pratique. Faire de la foi une croyance sensible et subjective revient à se passer de l’Église et à dissocier Jésus de l’Église. Se sentir proche de Jésus, de son message, et loin de l’Église, cela revient en réalité à dire oui à Jésus et non à l’Église. Est-ce là une attitude cohérente ? Peut-on raisonnablement être bienveillant à l'égard de Jésus et éprouver une méfiance, voire une hostilité à l'égard de l’Église ? Est-il sensé d'exalter l'un tout en dépréciant l'autre ? L'intérêt pour Jésus n'est-il pas entamé, abîmé par ce rejet de l’Église ? Il est paradoxal d'entendre tant de chrétiens non-pratiquants demander malgré tout le baptême de leurs enfants, le pardon de leurs péchés, le sacrement de mariage… Si l’Église est si critiquable, si le salut de l'âme n'exige pas qu'on la fréquente, pourquoi alors se tourner vers elle ? Les croyants non-pratiquants disent « aimer » sincèrement Dieu sans éprouver le besoin d'aller à l'église. Mais croire sans pratiquer revient à aimer un être abstrait, symbolique et imaginaire. C'est comme si nous aimions sans aimer personne. On aime aimer, on aime croire. Prétendre aimer Dieu sans aimer l’Église, c'est finir par aimer une projection, une abstraction, une construction intellectuelle. Aimer à distance n'est pas aimer, même si c'est facile et confortable. Tout autre chose est d'aimer quelqu'un que l'on voit tous les jours, avec lequel on vit. Chacun sait bien qu'on ne peut guère tricher longtemps dans nos relations avec ceux que l'on a quotidiennement sous les yeux. Tandis qu'avec un Dieu qu'on ne voit pas…

S'il n'y a pas d'amour véritable de l'autre sans communion, sans la présence de l'autre, s'il ne saurait y avoir de cœur à cœur sans corps à corps, il en est de même de notre relation avec Dieu. L'Eglise est le corps de Dieu. Elle est le mode sous lequel Dieu se rend visible à tous. Ne pas aller à l'église, ne pas prier en Eglise, ne pas communier en Eglise, ne pas écouter la parole en Eglise, c'est ne pas vouloir voir Dieu, c'est masquer son visage, se priver de sa présence. Un Dieu lointain est un Dieu mort. La foi en lui risque de mourir à petit feu.

Le mariage n'est pas une finalité, mais un chemin vers le Ciel

Dimanche 18 Octobre 2015

Extrait de l’intervention sur le mariage et l’Alliance par Mgr Olivier de Germay, évêque d’Ajaccio, dans le cadre du Synode des évêques sur la famille

Je voudrais simplement indiquer un aspect de notre foi qui me semble sous-jacent à ces débats et qui touche à la dimension eschatologique de la vie chrétienne.

Peut-être cet aspect est-il trop souvent négligé aujourd’hui. Il suffit de voir le nombre de parcours de catéchèse qui, depuis une cinquantaine d’années, ont tout simplement omis de parler des fins dernières. En oubliant cette orientation fondamentale de la vie chrétienne, ne risque t-on pas de poser un regard faussé sur les situations d’aujourd’hui ?

« L’Eglise m’interdit d’aimer » entend-on parfois. Certes, le désir d’aimer et d’être aimé est notre désir le plus fondamental, et il ne saurait être négligé. Mais précisément les exigences de l’Evangile sont là pour décrire le chemin qui conduit à l’Amour plénitude : « Si tu veux entrer dans la Vie, observe, les commandements » (Mt 19, 17). Si nous oublions de situer les exigences de l’Evangile dans la perspective de la Vie éternelle, elles nous paraissent hors de portée (cf. Mt 19,25) voire humaines.

Nous faisons comme si l’amour conjugal, ou revendiqué comme tel, était la finalité de notre existence. Or le mariage vécu selon l’Evangile n’est que le chemin ordinaire pour avancer vers le Royaume des Cieux, là où « on ne se marie pas. Il n’est pas le but mais un signe et un chemin. Le but n’est pas le mariage mais l’Alliance. Si certains ne peuvent se marier (cf. Mt 19,12), tous peuvent entrer dans l’Alliance.

En occultant cette finalité, on risque d’en rester à une approche affective qui considère comme insupportable de ne pas faire comme tout le monde. Mais une personne qui a mis son espérance en Dieu et qui accepte de prendre sa part de renoncements pour suivre le Christ (cf. Lc 14,33), fait déjà l’expérience d’une joie qui anticipe celle du Ciel, là où son désir le plus profond sera réalisé. Considérer les situations ‘difficiles’ dans cette lumière peut nous permettre, me semble t-il, d’entrevoir de nouvelles pistes pastorales qui permettront de sortir par le haut d’un certain nombre de débats actuels. »

Dieu, la famille, la prière et la confession : les priorités de Mark Wahlberg

Dimanche 11 Octobre 2015

Ses trois derniers films ont été des succès mondiaux, et les séries télévisées qu’il produit caracolent en tête de l’audimat américain. À 43 ans, Mark Wahlberg a donné un nouveau tournant à sa vie. Adolescent à problèmes, il est chef de gang, toxicomane, et finit par être incarcéré. Aujourd’hui, c’est un fervent catholique, père de quatre enfants, et engagé en faveur de diverses causes au travers d’organismes philanthropiques.

Très actif en ce moment, il est notamment à l’affiche de Transformers 4 : l’âge de l’extinction, dans lequel il se bat contre les forces du mal. « Être catholique est ce qu’il y a de plus important dans ma vie ». Telle est l’affirmation que l’acteur atypique a proclamée dans des dizaines d’entretiens au monde laïciste d’Hollywood.

« Je commence chaque journée en priant. Et lorsque je sors de chez moi, je passe toujours par l’Église… Ce qui a le don d’agacer mes enfants ! Mais j’ai besoin de commencer ma journée par un temps de recueil. Ces 10 minutes m’aident tout au long de ma journée ».  Mark sait mieux que quiconque les bienfaits d’une vie spirituelle. Originaire de la banlieue de Boston, il est issu d’un milieu modeste et est le cadet d’une fratrie de neuf enfants. Délinquant et toxicomane à l’adolescence, il quitte le lycée pour sa bande. Il finit par cambrioler une pharmacie, où il agresse très violemment plusieurs personnes. Il est alors inculpé pour tentative d’assassinat et incarcéré à la prison de Boston Deer Island. Comme il le raconte, ce fut pour lui, « le premier jour du reste de ma vie ». « J’avais perdu tout lien avec ma religion. Mes parents, qui n’étaient pas vraiment pratiquants, étaient néanmoins catholiques. Mais une fois livré à la rue, tout ceci n’avait plus d’importance pour moi. Bien entendu, quand les problèmes commencent, on se met à prier ! ‘Oh Seigneur, sors-moi d’ici, je te jure que je ne recommencerai pas !’ Je m’y suis tenu, déterminé à vivre dans l’équilibre ».

Le prêtre, la prière et l’expiation

Dès sa sortie de prison, il se rend à sa paroisse à Boston. Avec l’aide du Père Flavin, il quitte sa bande, commence à expier ses actions passées en mettant de l’ordre dans sa « maison spirituelle ». Pour la première fois, sa vie a « un sens ».  « À partir du moment où la foi a été au centre de ma vie, tout m’a souri. Je ne parle pas ici de ma vie professionnelle… mais de quelque chose de bien plus grand. Je voulais servir Dieu et être quelqu’un de bien, expier mes fautes et la douleur que j’ai infligée. C’est pour cela que je prie ». Mais le succès professionnel et matériel fait également partie de sa vie. Il connut une ascension fulgurante en tant que mannequin, ensuite comme acteur. D’abord dans Boogie Nights, puis dans des films d’action comme Braquage à l’Italienne. La reconnaissance mondiale et critique vient avec Les Infiltrés de Martin Scorcese pour lequel il est nominé aux Oscars. Puis s’enchaînent les succès et les millions. Mais Mark insiste : « Être bon acteur ou producteur ne m’aidera pas à avoir la conscience tranquille ou à aller au ciel. Pour moi, le plus important c’est d’être un bon père, un bon mari et servir Dieu ; aider mon prochain et accompagner mes enfants pour qu’ils soient des enfants de Dieu ».

Des musulmans radicaux soumettent et menacent les chrétiens dans les centre d'accueil allemands

Dimanche 4 Octobre 2015

Les chrétiens qui fuient la guerre dans leurs pays doivent aussi craindre pour leur vie dans des centres d'accueil en Allemangne. Ils sont insultés, maltraités, agressés et menacés de mort par des musulmans radicaux. Le journal réputé Die Welt a compilé certains témoignages dans son édition du week-end « Welt am Sonntag ».

Said est un chrétien qui a fui l'Iran après l'arrestation de son frère dans une église. Il a traversé la Turquie à pied. Il n'aurait jamais pensé connaître de tels soucis en Allemagne.

« Je pensais que je pouvais vivre librement ma religion ici. Mais si je dis que je suis un chrétien dans un centre d'accueil, je suis menacé de mort ».

Said occupe une place au beau milieu des sunnites syriens dans un centre d'accueil à Brandenburg (près de Berlin)

« Durant le Ramadan, ils me réveillaient à l'aube pour m'obliger à manger et à boire avant le lever du soleil. Si je refusais, on me traitait de mécréant, d'infidèle. On me crachait dessus et on me traitait comme un animal. Ils menaçaient de me tuer ».

Le pasteur Gottfried Berlin Martens, qui s'occupe du sort des chrétiens venus de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan, confirme ces problèmes dans les centres d'accueil.

« Les musulmans radicaux font la loi » précise-t-il. « Ils martèlent : là où nous sommes c'est d'abord la sharia ». Les chrétiens n'osent même plus préparer leurs repas dans les cuisines communes. Celui qui ne prie pas cinq fois par jour en direction de la Mecque est maltraité. Les croix portées autour du cou sont interdites. Les chrétiens se demandent quand ces musulmans radicaux vont quitter les centres d'accueil. Les chrétiens devront-ils se cacher à l'avenir ? ».

Pas de bonheur pour les corrompus, les esclavagistes et les trafiquants d'armes

Dimanche 7 Juin 2015

Qu'ils écoutent le signal d'alarme intérieur, avertit le Pape. Les corrompus, les esclavagistes, les trafiquants d'armes ne seront pas heureux dans la vie éternelle, avertit le pape, pourtant, un signal d'alarme intérieur les prévient, c'est le « don de crainte » : cette crainte révérencielle face à la grandeur et à l'amour de Dieu donne en effet la force de fuir le mal, ou d'y renoncer. L'enjeu, c'est bien le bonheur éternel.

Le pape François a achevé ce mercredi matin, 11 juin, place Saint Pierre, en présence de quelque 35 000 visiteurs, son cycle de catéchèse sur les 7 dons du Saint Esprit, en présentant l'un des plus méconnus : le don de « crainte »

« Il n'y a aucune raison d'avoir peur » de Dieu, a déclaré le pape, parce que « nous savons que Dieu est notre Père, qui nous aime et veut notre salut ». La crainte de Dieu est « le don de l'Esprit qui nous rappelle combien nous sommes petits devant Dieu et devant son amour, et que notre bien-être c'est de nous abandonner entre ses mains avec humilité, respect et confiance » Mais avertit en substance le pape, quand une personne se rend coupable de blasphème, d'exploitation des autres, de tyrannie, quand il ne vit que pour l'argent, la vanité, le pouvoir, l'orgueil, un signal d'alarme se déclenche, grâce à la « crainte de Dieu » Ce signal dit au cœur de qui a choisi le mal : « Attention ! Avec tout ce pouvoir, avec tout cet argent, avec tout ton orgueil, et toute ta vanité, tu ne seras pas heureux » : « On ne peut emporter avec soi dans l'au-delà ni argent, ni pouvoir ni vanité ni orgueil : rien ! On ne peut emporter que l'amour que Dieu le Père nous donne », et « ce que nous avons fait pour les autres ». Le pape a averti « ceux qui ont la responsabilité des autres et se laissent corrompre », ou ceux qui se rendent coupables de la « traite des êtres humains » et de faire travailler les autres comme des « esclaves », ceux qui fabriquent « des armes pour fomenter des guerres » Puis il a interpellé la foule : « Combien d'entre vous sont des fabriquants d'armes ? Personne, personne, parce qu'ils ne viennent pas écouter la Parole de Dieu ! Ils fabriquent la mort, ce sont des marchands de mort, qui font ce commerce de la mort ». Le pape a continué, sous les applaudissements : « pensez-vous que ces gens seront heureux de l'autre côté? » Et d'expliquer : on doit « rendre des comptes à Dieu dans l'au-delà ! » Il a dit espérer que « la crainte de Dieu » aide ces personnes à comprendre cela. La crainte de Dieu ne produit pas « des chrétiens timides » mais au contraire elle donne « le courage et la force ». Ce don est « un cadeau » qui rend les chrétiens « convaincus, enthousiastes » parce que « séduits par l'amour » de Dieu.